
Quatre petits monologues de résistance
Trouver la voix
Le premier monologue est très primal. Dans la terre. Dans le bruit des squelettes, des insectes. Il nous dit : je suis là, j'existe. Il affirme Il creuse. Il fore. Il est très contrasté entre ses affirmations et ses silences, silences qui le forment, silences qui le sculptent.
Le second monologue rencontre la durée. Le développement. La progression. Il ouvre ses yeux sur l'autre. Sur la complexité sans encore la prendre en compte. Juste la regarder. Simplement. Apprendre
Les hauteurs seront la découverte du troisième monologue. Cette notion restera dans la rugosité de deux, trois ou quatre sons qui se mêlent aux durées. Un peu aussi aux sons des squelettes et des insectes. Les jeux sur les hauteurs dessinent quelque chose d'humain. Qui donne du sens. Les sons rencontrent le sens.
Le quatrième monologue, lui, va tenter de réunir tout cela avec en plus l'agitation et la notion d'espace, au sens « univers » comme au sens « terrien ». Les sons vont se superposer, se croiser, disparaître, revenir, créant de mini histoires composées de tous ces éléments oniriques ou basiques.
Et dans ce quatrième monologue, autre élément, autre vibration celle de la voix. Au singulier et, si l’occasion s’en présente, au pluriel. La voix. Les voix. Les vibrations reçues, les vibrations produites.